La véritable Romy Schneider (2018)

717-VRqSaQ300LRomy Schneider n’a pas vingt ans lorsqu’elle obtient une notoriété internationale, grâce à son rôle inoubliable dans Sissi. Enfermée dès lors dans des emplois stéréotypés, elle va devoir lutter pour casser son image. Des maîtres tels que Luchino Visconti, Orson Welles ou Otto Preminger vont l’y aider, mais le chemin sera long. C’est la France qui va finalement offrir à Romy l’épanouissement professionnel auquel elle aspirait. De La Piscine à La Passante du Sans-Souci en passant par César et Rosalie, Le Train ou Le Vieux Fusil, la comédienne va révéler toutes les facettes d’un talent unique. Sa collaboration avec Claude Sautet terminera de la hisser au sommet.
Sa vie privée ne sera pas du même ordre. Tourmentée et extrêmement vulnérable, Romy mène sa vie sans tiédeur ni concessions et cette soif d’absolu va la conduire au désastre. Abandons, trahisons, escroqueries, rien ne lui sera épargné. En manque continuel d’affection et incapable de se remettre en question, elle cherchera son salut dans l’alcool et les «médicaments», jusqu’à la mort tragique de son fils de quatorze ans, qui aura raison de ses dernières forces.
De nombreux témoignages et documents inédits viennent éclairer d’un jour nouveau le destin de cette immense actrice. De ses amours fatales avec Alain Delon aux paradoxes d’une femme brûlée, Emmanuel Bonini n’occulte rien. Romy Schneider revit ici telle qu’elle ne cessa jamais d’être : fière, libre, rayonnante et profondément malheureuse.

320 pages – 152 x 240 mm – Broché
EAN : 9782756427850 – ISBN : 9782756427850

Note. –  Cette biographie richement illustrée est une réécriture presque totale de l’édition de parue en 2001 qualifiée  par une lectrice de bouleversants, qui vous remue ; vous en sortez atteint par tant de douleurs. L’édition de 2018 – totalement remaniée – contient des chapitres supplémentaires et non des moindres. On ne peut, dès lors, pas vraiment parler d’une réédition au sens stricte du terme.

Sources : Editions Pygmalion et Emmanuel Bonini

Jean Marais – Joséphine Baker

Jean Marais.jpgL.A.S., Vallauris 5 août 1991,

à Emmanuel Bonini.

A 20 ans, je voyais Joséphine Baker pour la première fois et j’ai été ébloui. J’avais son disque J’ai deux amours et le mettais toute la journée – je savais bien entendu les paroles et les chantais avec elle. La dernière fois c’était à l’Olympia que je l’ai vue. Elle était toujours magnifique. Je n’étais pas à Paris pour son dernier spectacle et j’en étais navré. Merci de l’aimer…

Photographie de Jean Marais et Joséphine Baker (1961, lors d’un dîner pour le Gala de l’Union des Artistes).

Source : Ader-Paris

La blonde sensuelle

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Mylène Demongeot et Emmanuel Bonini, tous deux en dédicace à l’Espace Cardin en décembre 2011.

Emmanuel Bonini ne lui a pas (encore) consacré de livre… tout vient vient à point à qui sait attendre Clin d'œil

Voyez Wikipédia pour une biographie succincte : cliquez ici.

Photos envoyées par Martine Bouilli (& Julien).

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Tino Rossi – Trente ans après sa mort Ajaccio se souvient

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Trente ans après sa mort, Ajaccio rend hommage à Tino Rossi, le plus illustre de ses fils avec Napoléon, et rare artiste français à avoir vendu plus de 500 millions de disques dans le monde.

« Tino est avant tout, pour nous, un mythe. Il a été l’ambassadeur de notre île à laquelle il empruntait les traits : chaleureux et pudique », a déclaré le maire (DVG) d’Ajaccio, Simon Renucci, lors d’une réception à l’hôtel de ville.

« Grâce à lui, l’âme corse, si souvent malmenée, gagnait une reconnaissance. Notre langue et notre accent aussi », a-t-il dit, en présentant un spectacle musical, « La Corse chante Tino » (par le groupe Les Voix du Sud). « Sa voix nous a tous exaltés (…) et elle a magnifié l’amour. »

On se recueille toujours sur la tombe du cimetière marin

Des milliers de visiteurs par an viennent se recueillir devant le sobre tombeau de marbre noir au cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires. Quelques kilomètres plus loin, comme en pèlerinage, ils s’arrêtent au Scudo, la propriété acquise par l’artiste en 1952 au bord du golfe d’Ajaccio.

La villa et sa pinède ont été classées en 2011 « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture, label décerné à une centaine de demeures remarquables ouvertes au public « pour transmettre la mémoire d’hommes et de femmes ayant influencé l’histoire régionale ou nationale ».

Autre étape du souvenir, la maison natale de Constantino Rossi, né le 29 avril 1907 dans la rue Fesch, l’une des plus anciennes artères du coeur historique d’Ajaccio. Tino, surnommé d’abord Tintin, y grandit au sein d’une famille pauvre de neuf enfants. Son père, un modeste tailleur, espérait qu’il lui succéderait ou, mieux, qu’il deviendrait secrétaire de mairie.

 

1363 chansons en cinquante ans
Mais le beau gosse à l’exceptionnelle voix veloutée de deux octaves et demie et au sourire enjôleur aimait chanter. Et, de son premier 78 tours en 1932 à son ultime récital d’adieu au Casino de Paris en 1982, un an avant de succomber à un cancer, son exceptionnel talent et la bonne fortune lui ouvrirent les chemins de la gloire.

Idolâtré par des femmes qui parfois se jetaient sous sa voiture ou se dénudaient dans ses récitals, le « tenorino de l’amour heureux » est toujours demeuré humble et réservé, sans jamais renier ses origines, sociales notamment. En 50 ans, il interpréta 1.363 chansons, comme les inusables « Marinella » et « Petit papa Noël », et joua dans une quarantaine d’opérettes et de films.

Parfois moqué par les jeunes générations de l’après-guerre, il fut aussi accusé, comme de nombreux artistes, de collaboration avec l’occupant allemand.

41iwtAbtmHL__.jpgDans « Le vrai Tino » (éditions Carpentier), le biographe de stars Emmanuel Bonini montre au terme d’une méticuleuse enquête que le chanteur fut surtout victime de manipulations policières et de malencontreuses fréquentations. Aucune charge ne sera d’ailleurs retenue contre lui et, en 1952, il sera fait chevalier de la Légion d’honneur.

Il y a trente ans, une traversée de la Corse sous la pluie
Dans les années 1970-80, il fut ignoré, voire rejeté, par certains en Corse durant le « riacquistu » (réacquisition culturelle), période de redécouverte des formes traditionnelles de chant et de musique. Ses disques sont toutefois toujours restés en tête des ventes. Et il est bien désormais « de retour parmi les siens », comme l’a titré cette semaine Corse-Matin.

Il y a 30 ans, pour son dernier voyage, Tino Rossi faisait son retour dans la Cité impériale au terme d’une bouleversante traversée de la Corse par la route, sous des trombes d’eau.

Dans les villages en deuil, les habitants, derrière leurs maires ceints de l’écharpe tricolore, ont pleuré devant le passage du convoi funéraire. Les limousines arrivaient de Bastia, où l’avion de Paris avait dû se poser en raison d’une tempête sur Ajaccio. Comme pour mieux permettre à toute la Corse de lui rendre un ultime hommage.

Source : Culturbox France (septembre 2013) – Photo : Tino Rossi en 1950 – Lido/SIPA 

Tino Rossi – Honneurs à Ajaccio

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500 millions de disques, près de 1 400 chansons, 30 films et quatre opérettes, des galas partout dans le monde, cela représente 50 ans de règne absolu pour l’illustre enfant de la rue Fesch qui a gagné toutes les étapes menant à la gloire. Emmanuel Bonini, autre enfant d’Ajaccio, vient de faire paraître un magnifique ouvrage (« Le vrai Tino » – aux éditions Didier Carpentier) d’une grande valeur historique.

Tino Rossi vu par M. Simon Renucci , maire d’Ajaccio :

« Un disque de fer blanc, un disque confidentiel destiné à sa mère le fit basculer dans la légende. C’était en 1932. Il avait 25 ans. On l’appelait encore Constantin. Mais sa voix de velours, si particulière, aux deux octaves, avait fini de ressusciter l’antique berçeuse « ciuciarellu ». L’âme Corse si souvent malmenée à cette époque gagnait une reconnaissance. Notre langue, notre accent aussi. Depuis, Tino ne se départira plus jamais de son rôle d’ambassadeur de l’île. Il en empruntait les traits: chaleureux et pudique. »

« Lui, l’enfant d’Ajaccio, l’habitant de la rue Fesch, qui incarne encore aujourd’hui un art de vivre, une tradition, une identité. Trente ans après sa mort, on se souvient. On le redécouvre aussi. C’est le pari de l’association les « Voix du Sud » que nous soutenons de toute notre amitié qui fait revivre les grands classiques du chanteur. Sans frontière mais entre tradition et modernité, car chez nous, l’exception culturelle est ainsi faite. Si partout, il demeure à jamais le grand ténorino et l’interprète inégalé de « l’Ave Maria », chez nous certains se souviendront des soirées au Son des Guitares et au Pavillon Bleu, dont il savait mieux que personne rehausser les récitals des nuits d’été, exaltant l’âme et magnifiant l’amour… »

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603890_415331365245091_1738453127_n.jpgEmmanuel Bonini et Simon Renucci lors de la présentation des deux grandes soirées d’hommage à Tino Rossi, organisées par la municipalité d’Ajaccio et l’association « Voix du Sud » qui se tiendront les 20 et 21 septembre 2013, à l’Espace Diamant.

Emmanuel Bonini y a présenté son dernier ouvrage « Le Vrai Tino » (Editions Didier Carpentier).

La présentation officielle de son ouvrage se fera le jeudi 26 septembre 2013, à l’Espace Diamant, en présence de l’auteur.

Source : extrait de l’article de Corsenetinfos – auteur : José Franchi, 17 septembre 2013.

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Tino Rossi, une voix. Ecoutez-le chanter :

– Méditerranée
– Romance de Maître Pathelin
– L’amour est comme une chanson
– Ajaccio
– Tchi-Tchi